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  • Pierre Emmanuel Faure

[DECRYPTAGE] - Crise du #coronavirus, comprendre le rôle des compagnies d'assurance

Mis à jour : mai 27

Chers clients, chers visiteurs,


Vous l’avez sûrement remarqué, depuis le début de la crise du #covid19, pas un jour ne passe sans que la presse ou l’opinion publique n’interpelle les compagnies d’assurance – par ricochets les intermédiaires que nous sommes - sur leur rôle à jouer pour atténuer les effets catastrophiques de celle-ci. A tort souvent, les compagnies d’assurance sont accusées d’immobilisme et d’attentisme sur des sujets divers et variés tels que la perte d’exploitation, les assurances annulation ou encore les causes exonératoires.

Aujourd’hui nous vous proposons de décrypter simplement et rapidement les tenants et aboutissants du rôle des #assureurs dans cette crise.

La participation des compagnies d’assurance à l’effort de solidarité national...


Comme le souligne à juste titre le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire dans un entretien exclusif accordé à L’Argus de l’assurance (du 28/04/2020), la participation à l’effort national et collectif des compagnies d’assurance n’est pas des moindres. Dans un premier temps, les compagnies d'assurance « se sont notamment engagés à contribuer à hauteur de 200 millions d’euros au fonds de solidarité créé par le gouvernement », en plus du report du paiement des primes des entreprises en difficultés et du maintien évident des garanties d’assurance pour les TPE et PME qui rencontrent des difficultés ou retards de paiement.

Malgré ces annonces généreuses, compte tenu de l’ampleur de la crise, et après concertation avec l’exécutif, il a été demandé aux compagnies d'assurance d’augmenter encore davantage leurs efforts dans la mobilisation collective. Le ministre Bruno Le Maire explique « les assureurs ont pris de nouveaux engagements. Ils ont ainsi porté leur contribution au fonds de solidarité à 400 millions d’euros. Ils se sont également engagés à mettre en œuvre des gestes commerciaux à hauteur de 1,35 milliard d’euros à l’attention de leurs assurés ». Sans compter la mobilisation à venir des capacités d’investissements des compagnies d’assurances à hauteur de 1,5 milliards d’euros, notamment dans le secteur de la santé. In fine, c’est quelques 3,25 milliards d’euros engagés et mobilisés par le secteur de l’assurance. Un engagement amené à évoluer en fonction des contributions volontaires supplémentaires de différents acteurs de l’assurance en fonction de leurs ressources et capacités.


Quid de la prise en charge de la perte d'exploitation par les compagnies d'assurance ?


La crise du coronavirus aura permis de mettre en exergue une certaine confusion des assurés vis-à-vis du fonctionnement des compagnies d’assurance et des garanties souscrites dans leurs contrats d’assurance.

En effet, les entreprises touchées de plein fouet reprochent (trop) facilement aux assureurs de ne pas couvrir la perte d’exploitation subie en raison de la crise sanitaire. Les mesures gouvernementales et d’urgence sanitaire impliquent pour de nombreux secteurs (CHR, tourisme, commerces…) des pertes économiques et financières colossales. Malheureusement, ces pertes « n’étant pas consécutives à un dommage matériel », ne sont pas prises en charge par les polices d’assurance, dans la plus grande majorité des cas. Or, comme le rappelle le ministre, il s’agit d’être prudent quant à « la prise en charge d'événements qui ne sont pas couverts par les contrats et qui n'ont donc été ni tarifés, ni pris en compte dans les systèmes de gestion des risques ». La prise en compte d’une perte d’exploitation subie, implique en premier lieu la souscription d’une garantie perte d’exploitation et donc une augmentation certaine de la prime d’assurance. L’Argus de l’assurance indique que la prise en charge des pertes d’exploitation liées à la pandémie « représenterait un coût de 60 Md€ pour des primes qui n’ont pas été collectées ».

Au-delà de l’aspect financier, cette solution n’est pas envisageable : elle porterait atteinte à l’équilibre économique des compagnies d’assurance : « et risquerait donc de déposséder la collectivité des assurés qui disposent par ailleurs de créances légitimes à l’encontre de ces entreprises d’assurance sur d’autres risques ».

Il est ainsi légitime de se demander combien d’entreprises auraient souscrit ce type de garantie, impliquant une prime plus élevée, si leur courtier la leur avait proposée, face à un risque qui semblait alors inédit et aléatoire…


Certaines compagnies d'assurance procèdent à des redistributions de primes...


Néanmoins, les compagnies d’assurance ne profitent pas du confinement et de la crise globale pour augmenter leurs bénéfices. Le ministre Bruno Le Maire explique que « certains assureurs ont fait le choix d’un geste commercial à l’égard de leurs assurés ». Le confinement faisant baisser de manière drastique la sinistralité automobile ou habitation, les compagnies d’assurance procèdent à des redistributions de primes, ce dont les assurés peuvent se réjouir. Néanmoins, il s'agit de rester prudent : la statistique pour une compagnie d'assurance se lit sur 12 à 18 mois pour ce type de contrat (auto/habitation).

Enfin, n’oublions pas de rappeler que certains pans du secteur de l’assurance rencontrent et vont rencontrer des difficultés considérables. Quand l’assurance-crédit, l’assurance des risques sociaux et la prévoyance verront leur sinistralité augmenter, l’assurance-vie aura subira la baisse des marchés mettant alors en péril sa situation prudentielle.


L'après-crise...


Pour conclure, il est inéluctable que la crise du coronavirus sera terrible à bien des niveaux, mais elle permettra néanmoins de préparer l’avenir et la vie d’après. C’est tout l’objectif du groupe de travail qui s’est d’ores et déjà constitué, chargé de travailler sur l’indemnisation des risques exceptionnels notamment le risque pandémique. D’emblée vient à l’esprit la création d’un « régime comparable à la garantie obligatoire des catastrophes naturelles ou technologiques ». Néanmoins, le risque sanitaire et épidémique est singulier à bien des égards. Les enjeux inhérents au risque pandémique sont bien connus : « le risque est, par nature, systémique et global donc pose des difficultés particulières en matière de mutualisation du risque. » Tout l’enjeux se trouve donc bien là : déterminer une solution d’assurance pertinente à « un coût acceptable tant pour l’assuré que pour l'État ».

Par ailleurs, il est demandé aux compagnies d’assurance de poursuivre la réflexion épineuse de la couverture des pertes d’exploitation sans dommage matériel, avec la participation du CSCA (unique syndicat des courtiers d'assurance).

Nous espérons que cet article vous a permis d’y voir plus clair sur le rôle des compagnies d'assurance dans la crise du coronavirus ainsi que les enjeux auxquels elles doivent faire face.


Nous restons évidemment à votre disposition et votre écoute pour tout complément d’information.


L’équipe d’AFD COURTAGE !


Sources :

  1. https://www.argusdelassurance.com/juriscope/reglementation/reflexion-sur-le-role-des-assureurs-face-au-coronavirus-tribune.162896

  2. https://www.argusdelassurance.com/les-assureurs/bruno-le-maire.164066

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